Comment les puissants arrivent à casser tout mouvement de solidarité :

1. Introduction :

Le but de ce sujet est de déterminer les actions entreprises par des organisations puissantes pour briser une dynamique de groupe. Que ce soit les gouvernements, les grandes entreprises, les services secrets..., l'ingénierie social est exploitée pour casser et/ou récupérer un mouvement contestataire. La manipulation est l'histoire de l'humanité. Il serait très naïf et dommageable de l'ignorer.

Les moyens pour y arriver sont utilisés à partir du moment où l'intérêt des quelques-uns (la minorité agissante) est menacé par la majorité contestataire ou quand cette influence de contestation atteint un niveau critique pour le système. Il décide alors d'entreprendre les actions nécessaires.

Le rapport de force se situe généralement du côté de la majorité contestataire, la masse étant plus nombreuse que les quelques hauts-placés. Pourtant, l'élite conserve assez facilement l'avantage dans la défense de ses intérêts et quel que soit l'ampleur de la contestation. Car ils connaissent précisément les faiblesses de l'homme. Ils usent et abusent de ces faiblesses pour faire pourrir une situation à leur avantage.

Voici quelques définitions avant d'aller plus loin dans cette étude :

  • Ingénierie sociale : C'est la connaissance et l'exploitation des faiblesses humaines (ignorance, naïveté, orgueil...) pour établir une stratégie organisationnelle permettant d'atteindre un objectif de manipulation de masse.
  • Le système : Il représente les véritables détenteurs de l'influence et de pouvoir. Ce sont souvent les grandes entreprises, les politiciens, la banque, la finance, le pouvoir militaire...Ils sont minoritaires et utilisent les moyens sournois (ingénierie sociale) pour neutraliser tout mouvement de contestation menaçant leurs intérêts.
  • Dynamique de groupe : Action insufflée sur l'initiative d'un ou plusieurs individus et permettant un rassemblement de personnes.
  • Mouvement de contestation : Action collective ayant pour objectif l'obtention d'une cause bien précise. Par exemple une solution contre une injustice.

2. Quels sont les moyens utilisés par le système pour empêcher tout mouvement allant contre ses intérêts ?

2.1. Utiliser des idiots utiles : Les idiots utiles sont ceux qui inconsciemment (ou consciemment et alors traitres aux valeurs humaines) vont dans le sens contraire de l'objectif d'un mouvement de contestation Par exemple, ceux qui veulent la suppression totale des frontières, la solidarité pour les migrants, cela, au nom d'une générosité sans limite, menacent de faire exploser le système social d'un pays. Ils créent également une concurrence déloyale sur le marché du travail et font pression à la baisse sur les salaires des travailleurs.

Finalement toutes leurs actions sont anti-sociales. Le grand patronat, lui se frotte les mains de disposer de tels idiots utiles.

Ces derniers se caractérisent par leur manque d'humilité, de maturité intellectuelle et de prise de recul. Leur émotion, leur soif de justice sociale démesurée se situent au-delà de leur propre raison. Ils ont du mal à reconnaître l'erreur de leurs actions et font souvent preuve d'agressivité pour combler un manque évident de sagesse. C'est le gauchisme dans sa forme la plus détestable.

2.2. Neutraliser les leaders et les idéologues : Un mouvement de contestation social ne peut fonctionner sans une hiérarchie stable et solide. Toute structure, organisation, a des idéologues (diffuseurs d'idées), des leaders (les meneurs du mouvement) et des suiveurs (qui valident et consolident le mouvement). Tous ont leur utilité et sont interdépendants.

Les leaders et idéologues permettent qu'une idée puisse prendre forme et se structurer. Plutôt que s'attaquer aux suiveurs (qui forment la masse de la contestation), le système s'en prendra directement aux leaders et idéologues. De cette façon, la racine même du mouvement est attaqué. C'est comme couper la tête d'un poulet. Il continue à courir mais sans savoir où il va.

Le système, les autorités s'attaquent au leader sur la forme plutôt que sur le fond (parce qu'incapable de s'attaquer sur les arguments évidents du leader). La personnalité initiatrice du mouvement de contestation sera attaquée sur ses mœurs (homme de conquête féminine...), son comportement (autoritaire, nerveux, agressif...), sa façon de vivre, ses fréquentations...Bref sur tout sauf sur le fond à savoir le message et les revendications du mouvement en place.

2.3. Introduire la corruption dans un groupe : L'homme est faible dans sa nature humaine. La plupart du temps, son intérêt individuel, prime sur l'intérêt collectif. C'est comme l'homme infidèle. Cette situation est malheureusement très fréquente. Judas était l'un des douze disciples de Jésus. Il a pourtant trahi ses valeurs, sa mission pour mener à l'arrestation de Jésus. La trahison est l'histoire de l'humanité. Je crois qu'il est plus difficile de bien faire les choses que de mal les faire. La corruption est comme un cancer qui ronge et détruit toute dynamique de groupe.

Le système analyse en profondeur un groupe et détecte les plus fragiles pour ensuite les corrompre. Le corruptible sera séduit par les privilèges proposés (argent, reconnaissance et gloire publique...) contre sa trahison.

Son rôle sera de répandre des fausses rumeurs, créer des tensions inutiles, de fausses informations...Concrètement de pourrir la situation. La raison du mouvement de contestation perdra en crédibilité à cause du traitre et l'objectif final tombera à l'eau.

2.4. Etablir une désinformation permanente, réduire ou exagérer la réalité : Les médias traditionnels appartiennent soit à des groupes privés (et donc à des intérêts privés) soit au domaine public (et donc logiquement sous l'influence politique). Dans les deux cas, l'information est orientée dans une direction bien précise et ne sera jamais neutre. Le téléspectateur écoute et capte constamment des informations erronées. Son esprit reste noyé dans la confusion et rien ne sera clair pour lui.

2.5. Etablir une stratégie de communication : La communication, (faire passer, transmettre, argumenter un message), est tout un art. Il existe des fonctions spécifiques à ce support. Il y a des porte-parole, des directeurs de la communication, des relations publiques. Dans un contexte précis (conflit social, nouvelles lois...), le sens profond de chaque mot est pesé, calculé et analysé avant d'être exploité. En communication, chaque mot à un poids. En politique, les déclarations peuvent être assimilés à des coups portés à l'adversaire. En entreprise, dans un conflit social, la direction atténuera toute tension perceptible (pour ne pas perturber le business) par sa communication. Les syndicats seront plus durs dans leur façon de communiquer. Etablir une stratégie de communication se planifie. On fait appel à des spécialistes pour tenter au mieux de ramener une situation donnée à l'avantage de l'une des parties.

3. Conclusion :

Le sabotage de grands mouvements historiques par des organisations puissantes ne manquent pas. Coluche, Daniel Balavoine, Tupac Shakur, Martin Luther King et d'autres initiateurs de grand mouvement de contestation ont réussi à insuffler une dynamique de rassemblement au-delà de toute division (politique, raciale, économique, social...). Le système ne tolère pas une telle menace vis-à-vis de ses intérêts. Alors il mise sur la division et la corruption pour casser tout mouvement de solidarité.

Une personne dotée d'un esprit fort et saint peut mener une dynamique de groupe et le faire perdurer. Il comprendra rapidement les pièges du système et les personnes susceptibles de pourrir le mouvement. Une association gagne en crédibilité à partir du moment où elle perdure dans le temps. Et par son manque de patience, de tolérance et sa répression de plus en plus violente, le système perdra en crédibilité. Sa malhonnêteté deviendra évidente et la masse comprendra enfin toute la manipulation.

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